Barbara Bourdarel Soprano

L'émotion du chant lyrique

Site officiel de Barbara Bourdarel

Chéri, c'est toi ?

 

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Présentation

 

Laissez-vous transporter dans le Paris de La belle époque et vivons ensemble une scène intimiste, d'une âme tourmentée.

En effet qui n'a pas vécu, une rupture amoureuse ?

Le récital inédit que nous proposons met en lumière des extraits de La Voix Humaine, œuvre de Jean Cocteau, mise en musique par Francis Poulenc. C'est ainsi que vous allez assister en direct à une conversation téléphonique de notre chanteuse avec son "chéri". Le téléphone est au cœur de l'action, il est le seul lien qui unit les deux amants. Toutefois d'autres oeuvres contemporaines de cette même époque, pimentent ce récital de situations cocasses, où l'amour est en partie un jeu de séduction.

Nous avons choisi de vous en présenter les moments les plus saisissants, entrecoupés de mélodies et chansons du début du XXème, retraçant l'arrivée à Paris de l'héroïne. Celle-ci, subjuguée par la capitale festive, ses excentricités et ses cafés-concerts, veut y vivre passionnément son histoire d'amour, pour le meilleur et pour le pire.

Les transitions et improvisations pianistiques nous transportent un peu plus dans cette ambiance de cabaret du gai Paris.

Les descentes chromatiques du piano vont nous entraîner dans le passé de la chanteuse et vont nous faire revivre des moments clés de sa vie de jeune femme. A contrario la sonnerie du téléphone retentira à chaque fois que la discussion reprend son cours, nous ramenant ainsi dans le présent.

 

 

Notes sur La Voix Humaine


La Voix Humaine est une tragédie lyrique en un acte composée en 1958 par Francis Poulenc sur le texte éponyme de Jean Cocteau, écrit pour le théâtre en 1930. Ce monodrame créé par Denise Duval met en scène dans un huis clos angoissant une amoureuse tourmentée par la passion (pour un amant qui la quitte pour une autre) et par la technique (friture sur la ligne, coupures...). L'unique rôle de la pièce passera par toutes les émotions à travers la panoplie du désespoir: mensonges, menaces, faux détachement, rire forcé... L’interlocuteur absent sur scène et inaudible met en avant l'insondable solitude de la victime, au demeurant pas si seule musicalement parlant, l'orchestre (ou le piano) prenant sur lui le rôle de l'amant dans la conversation, au point de nous laisser deviner la teneur des propos à l'autre bout du fil.

Véritable prouesse vocale et physique, dix-sept ans avant « Le Téléphone » de Gian Carlo Menotti, ce suicide lyrique est un ouvrage singulier dans le répertoire opératique du XXème siècle. 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


"... elle parlera debout, assise, de dos, de face, de profil, à genoux derrière le dossier de la chaise-fauteuil, la tête coupée, appuyée sur le dossier, arpentera la chambre en traînant le fil, jusqu'à la fin où elle tombe sur le lit à plat ventre. Alors sa tête pendra et elle lâchera le récepteur comme une pierre".

Jean Cocteau de l'Académie française.